Poullaouën

Histoire

Poullaouën vient du breton « ploe » (paroisse) et de saint Louan.

On rencontre les appellations suivantes : Ploelouen (vers 1330 et en 1386), Ploelouan (en 1349), Ploe Louan (au XIVème siècle), Poulaven (en 1591) et Poullaouen (en 1677).

Les origines :

Poullaouën existe depuis l'antiquité à l'époque gauloise : les vestiges de 4 camps subsistent au Justissou, à Rosquijeau, au Fréau et à Saint-Sébastien, prouvant une occupation ancienne de la commune.

La commune est également traversée par 3 voies romaines menant depuis Vorgium (Carhaix) à l'Aber-Wrac'h, Morlaix et Lanmeur. La voie romaine de Morlaix à Vorgium passait par Le Cloître, Treusquilly et Poullaouën où elle traversait l'Aulne à Pont-Ar-Gorret, nom qui rappelle une ancienne pêcherie.

Le moyen-âge :

Poullaouën est une ancienne paroisse de l'Armorique primitive, qui englobait les territoires de Poullaouën (avec sa trève Saint-Tudec), Cléden-Poher, Kergloff, Plounévezel (avec sa trève Saint-Idunet et Sainte-Catherine) et Carnoët. Poullaouën faisait partie de la région du Poher et dépendait de l’évêché de Cornouaille.

En 1292, Jeanne, Dame de Ploeuc et Plouyé, épouse Tanguy de Kergorlay, Seigneur de Ty Meur à Poullaouën. Le château du Ty Meur était le chef-lieu d'une puissante chatellenie, une des plus importantes de Cornouaille au XIIIème siècle.

La Seigneurie du Ty Meur, unie à celles de Kergorlay et de Plouyé, est érigée en marquisat du Ty Meur en 1616.

La révolte des Bonnets rouges :

En 1675, les paysans de Poullaouën participent à la révolte des Bonnets rouges, ayant à leur tête Sébastien Le Balp. 2000 bonnets rouges investissent le château du Ty Meur. Le marquis, Charles de Montgaillard, refuse de diriger les paysans révoltés dans leur marche sur Morlaix. Son frère, Claude, marquis de Percin de Montgaillard, tue par surprise Sébastien Le Balp, chef des rebelles, avant d’être assassiné à son tour par un écuyer dans une rue de Carhaix. Privée de son chef, la révolte se désagrégea et Poullaouën dût payer une amende de 3600 livres pour cette rébellion.

Une importante  mine de plomb argentifère exploitée du XVIIème siècle à la 1ère guerre mondiale :

L’importante mine de plomb argentifère de Poullaouen, connue depuis l’antiquité, est surtout exploitée du XVIIéme siècle à la première guerre mondiale. Elle est financée et dirigée successivement par des protestants français, allemands, suisses, gallois et anglais.

Ecole communale :

La première école communale ouvre en 1861 pour les garçons et en 1888 pour les filles.

La gare :

La gare est inaugurée en 1861, mais son activité cesse en 1967.

Les maires de Poullaouen

La liste de tous les maires de Poullaouen depuis 1791 :

Nom du Maire Date début mandat Date fin de mandat
  • . BROLEMAN Georges Frédéric Fernand
  • . PILAS Mathurin
  • . MARLIERE Michel
  • . LABIGOU
  • . MARLIERE Michel
  • . PROUX Casimir Simon
  • . LABIGOU François
  • . BLACQUE BELLER François Charles
  • . JUNKER Auguste
  • . JOURDREN Simon Marie
  • . MOYSAN Alexandre
  • . KERHERVE Jean Louis
  • . HELY Sébastien
  • . KERHERVE Jean Louis
  • . RIVOAL Christophe
  • . LE BELLEC Guillaume
  • . LE BELLEC Guillaume
  • . LE BELLEC François
  • . CLAUSTRE François Louis
  • . SALIOU Pierre
  • . CLAUSTRE François Louis
  • . LE CORRE Jean François
  • . COUGARD François
  • . LE GUILLOU Guillaume
  • . BERNARD Yves
  • . MANACH-BOULANGER Pierre
  • . LE SERGENT Marcel
  • . GOUBIL Didier
  • Avant 1791
  • 09/12/1792
  • 1793
  • 1801
  • 1803
  • 11/01/1810
  • 20/07/1818
  • 1821
  • 22/09/1837
  • 20/10/1843
  • 28/07/1856
  • 1872
  • 19/03/1874
  • 08/10/1876
  • 21/01/1878
  • 18/05/1884
  • 15/04/1894
  • 24/11/1895
  • 16/12/1919
  • 19/05/1929
  • 19/05/1935
  • 1941
  • 05/09/1944
  • 19/05/1945
  • 22/03/1959
  • 22/03/1971
  • 11/10/1981
  • 24/03/2001
  • Décédé le 18/08/1791
  • 1793
  • 1801
  • 1802
  • 1809
  • 26/02/1818
  • 1821
  • 1836
  • 1842
  • 1856
  • 18/03/1872
  • 1874
  • 07/1876
  • 07/01/1878
  • 05/1884
  • 16/03/1894
  • 18/10/1895
  • 11/1919
  • 05/1929
  • 05/1935
  • 1941
  • 05/09/1944
  • 19/05/1945
  • 22/03/1959
  • 22/03/1971
  • 11/10/1981
  • 24/03/2001
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Histoire de Locmaria-Berrien

Locmaria-Berrien était une trêve jusqu'en 1802 élevée au rang de paroisse suite au concordat.
Le secteur est habité au moins depuis l'âge de fer comme en témoigne les 2 stèles de Botvarec.
Au bas moyen âge, la motte castrale de Castel-ar-valy domine la confluence entre la rivière d'argent et de l'Aulne.
Entre le XV ème siècle et la fin de l'ancien régime, Locmaria-Berrien est dominée par l'autorité féodale de quelques seigneurs, grands propriétaires terriens qui exerçaient leur pouvoir sur le territoire paroissial.
Les manoirs de la Haie et Kerembellec en gardent des traces architecturales, tout comme la Métairie noble de la Haie Douar.
Les mines de plomb et d'argent probablement exploitées dans l'antiquité, sont redécouvertes au XVI ème siècle mais surtout à partir du XVIII ème siècle. lien vers le site de l'ASAM
 Dès lors, l'exploitation s'intensifie et les mines deviennent, à la fin du XVIIème siècle , les plus importantes du royaume de France.
Employant à son apogée près de 3000 personnes, une grande partie de la population rurale de manière régulière, en complément de l'activité agricole.
Aux XVII ème et XVIIème siècles, l'architecture rurale connait un essor tangible(Kerliou Vras, Rumein et St Ambroise) suivi d'un ralentissement significatif.
 
 La reprise s'amorce autour de 1840 (Le Hélas Izella et Resthervé) avant d'atteindre son apogée dans la seconde moitié et la fin du XIX ème avec l'arrivée du chemin de fer(Kervallon, La Gare et Toul Trink) situé dans la partie orientale du Parc Naturel Régional d'Armorique.
 
La commune de Locmaria couvre une superficie de 1719 Hectares et comptait en 2006 251 habitants
Irriguée par de nombreux cours d'eau dont l'Aulne qui marque sa limite orientale, elle est coupée en 2 parties par la rivière d'argent et la route départementale D769.
Le territoire est également marqué par la présence de 2 massifs forestiers importants : La forêt domaniale du Hélas et le bois du Meinguen au nord ouest et la forêt  d'Huelgoat au sud.
 
L'église paroissiale, la chapelle et le hameau de St Ambroise ainsi que le site de l'ancienne mine ou encore le pont de pierre et de pont ar gorret sont des sites patrimoniaux importants et des réalisations marquantes de l'architecture.
La qualité et la variété des sites naturels, des chemins, de la voie verte et des panoramas favorisent les activités liées au tourisme rural.
La gare fut inaugurée le 28 septembre 1891(voir pupitre). Elle ferme définitivement en 1967 et est déclassée en 1969. Elle abrite aujourd'hui une activité  commerciale de calèches hippomobiles.
Le tracé de l'ancienne voie ferrée a été transformé en voie verte. 
Le téléphone est apparu en 1909 à Locmaria
Youenn Gwernig poète né à Scaër en 1925 a vécu une bonne partie de sa vie à Locmaria. Il est décédé à Douarnenez en 2006.

 

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