Poullaouën

Les manoirs et les moulins

  • Le manoir de Kerbizien (XVI-XVIIème siècle)
  • Le manoir du Tymeur (XVIème siècle), édifié à l’emplacement de l’ancien château du Tymeur (XIIIème siècle), siège de la baronnie de Kergolay et berceau de la famille de Ploeuc. On y trouve un pigeonnier qui date du XVIème siècle
  • Le manoir de Lallunec (XVI-XVIIème siècle), édifié par Guillaume Guynement, seigneur de Pennanec’h en 1562
  • 9 moulins dont le moulin à eau de Kerviniou, de Conval, de Penfeunten, Neuf, Lavalot, Lallunec, Rosquigent,…

Le manoir du Tymeur, le manoir de Lallunec

* Le Manoir du Ty Meur

Le MANOIR DU TYMEUR comprend les vestiges de l’ancien château du Tymeur datant du XIII ème sciècle, siège de la Baronnie de Kergorlay et berceau de la famille de Ploeuc.

Les parties anciennes ont été très remaniées ou ont disparu. C’est ici qu’a pris fin la révolte paysanne des Bonnets rouges, avec l’assassinat de son principal meneur par le marquis de Montgaillard, seigneur de Tymeur.

 

* Le Manoir de Lallunec

XVI-XVII siècles.

En 1562, Guillaume Guynement, seigneur de Penannec’h et sénéchal de Carhaix, construit à cet emplacement un manoir à cour fermée,trois fois plus vaste que le manoir actuel de Lallunec. Occupé par la famille Le Moyne de Trévigny, il est pillé et incendié par les bonnets rouges en 1675. Le manoir de Lallunec est érigé par la suite à partir des vestiges de l’ancien édifice. Toute une portion du mur de façade a conservé les énormes blocs de granit d’origine, de 1 mètre d’épaisseur. La salle d’honneur du manoir possédait une immense cheminée qui dépasse aujourd’hui dans la pièce du dessus, car on a profité de la reconstruction pour abaisser le plancher du premier étage et doubler le manteau de la cheminée, réduisant la hauteur de l’âtre. Il reste encore à l’intérieur certaines portes d’origine et un escalier de pierre à quatre volées droites.

Le manoir de Goasvennou

Fin du XVIème - Début du XVIIème siècle.

De l’ancien manoir de Goasvennou, brûlé par les Bonnets rouges en 1675, il ne reste qu’une margelle de puits et cette cheminée.

Sur le montant de droite figure la dame du lieu au moment de la construction, et sur l’autre, la tête de son époux, les visages de leurs trois enfants surmontant l’ensemble. La représentation de navettes de métier à tisser fait l’écho aux autres décorations, évoquant des cordages, car les propriétaires avaient fait fortune dans la culture et le tissage du lin et du chanvre. La mare à rouir, ou Poul-in, nécessaire à cette activité, a été en partie comblée par la suite.

Château de la Mine

Construit sur la commune de Poullaouën vers 1750 sous le règne de Louis XV, proche du lieu-dit Pors Ar Maner, il comprenait 44 pièces où étaient logés les cadres supérieurs dans les appartements d’une superficie proportionnelle à leur grade.

Le caissier le Coursonnais, seul officier d’origine bretonne y disposait de six pièces au rez de chaussée, tandis qu’un sous inspecteur devait se contenter de deux chambres mansardées au 1er étage. Les élèves ingénieur de l’école des Mines en stage à Poullaouën étaient relégués dans des mansardes au 2ème étage.

Un plan de la Mine daté de 1776 nous montre que chaque maître mineur, fondeur, charpentier, serrurier et machiniste disposait d’une maison individuelle près de son lieu de travail.

Une école existait à cette époque, l’enseignement était dispensé par le chapelain de la Mine.

La liquidation de la Société Civile des Mines de Poullaouën et Huelgoat est décidée à l’assemblée générale du 25 Juillet 1863.

30 Juillet 1874, Le GUILLOU François époux de GEFFROY Marie Renée, cultivateur et aubergiste à Locamaria-Berrien se porte acquéreur des matériaux à provenir de la démolition du château et de l’écurie, il s’engage à démolir les édifices et à enlever les matériaux sous les deux ans. Sous toute réserve ces matériaux auraient servi à édifier un hôtel à Mur de Bretagne.

 

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